Gérer les inondations

La gestion de l’eau constitue un enjeu majeur du développement durable dans notre pays et principalement en zone très urbanisée. Il est donc des plus importants d’intégrer un schéma départemental d’assainissement à long terme dans chaque département, en intégrant une notion transversale comme la préservation de l’environnement avec mise en cohérence de toutes les politiques et prise en compte des évolutions de la société.

On notera par exemple que l’imperméabilisation exagérée des sols pose un problème de plus en plus important dans les zones urbaines avec, par exemple, des inondations récurrentes des points bas des villes au moindre orage violent. L’écoulement rejoint le réseau d’assainissement, cependant compte tenu de la masse importante d’eau, celle-ci ne peut être traitée par les stations d’épuration. Cette eau non traitée est déversée en milieu naturel par l’intermédiaire des déversoirs d’orage ou des bassins d’orage.

Cependant, ce type de structure ne suffit pas lors d’épisode d’orage très important. La masse d’eau ruisselé génère le remplissage, la mise en surcharge et le débordement des collecteurs et autres ouvrages d’assainissement conduisant en milieu urbain à des inondations de voirie et/ou de bâtiments. L’urbanisation grandissante ne fait qu’accroître ce type de phénomène.

Un des objectifs est donc de réduire ce type d’inondation. Comment ?

Il n’existe pas de solution miracle. La réussite de ce type de projet passe par une bonne gestion des eaux pluviales et des eaux « d’urbanisation » ainsi que par la maîtrise des rejets.

Durant des dizaines d’années, les plombiers à Gembloux nous expliquent,  la politique de gestion des eaux pluviales en milieu urbain consistait à évacuer le plus rapidement possible ces eaux par les réseaux d’assainissement qu’ils soient unitaires ou séparatifs. Toutefois, l’urbanisation croissante a montré les limites de cette politique de gestion. En effet, les surfaces imperméabilisées raccordées au réseau ont augmenté de manière importante induisant des flux croissants d’eau de ruissellement et des inondations récurrentes liées à la saturation des réseaux d’assainissement destinés en priorité à l’évacuation des eaux usées.

La création de villes nouvelles dans les années soixante-dix a coïncidé avec un changement de politique de gestion des eaux pluviales et l’apparition des bassins de rétention. Le but de ceux-ci était de différer et laminer les débits arrivant brutalement dans les réseaux. Ces nouveaux aménagements très coûteux, difficiles à dimensionner et longs à construire se révèlent peu efficaces lorsqu’une politique de maîtrise des apports liés à l’extension des surfaces imperméabilisée n’est pas menée en parallèle.

Comme souvent, une partie de la solution réside dans le dimensionnement correct de ce type d’infrastructure et surtout dans la prévision de l’évolution de l’urbanisation dans les dix à vingt ans. D’une part, il faut impérativement limiter les apports d’eau pluviale dans les réseaux et envisager le stockage de celle-ci le plus en amont possible. D’autre part, il est aussi important de limiter désormais le débit à la parcelle pour les nouvelles constructions et de maîtriser davantage les rejets.

Cet enjeu est essentiel en raison de l’importance des volumes d’eau ainsi, que des flux de pollution induits. Pour obtenir un résultat optimum, il est donc nécessaire de prendre en charge le plus en amont possible les volumes d’eau de ruissellement ainsi que les flux de polluant de manière à éviter toute aggravation des effets liés à l’urbanisation, d’améliorer la maîtrise des flux par temps de pluie en mettant en place une gestion dynamique et un suivi des Impacts sur le milieu naturel et d’améliorer l’identification des effluents présents dans le réseau d’assainissement par le contrôle des entrants ainsi que l’autosurveillance du réseau.

Tout le monde doit prendre sa part de responsabilité pour améliorer cette gestion de l’eau. C’est ainsi que les industriels devront faire en sorte de réduire les rejets polluants en particulier en améliorant leurs dispositifs de traitement de ceux-ci.

 

Publié le mars 16, 2017. Bookmarquez ce permalien.